Archives mensuelles : mars 2014

Rançon de la gloire

Je suis très heureux de vous informer que je suis en ce moment demandé de toutes parts, à savoir Mme Anna B. de Genève qui désire s’entretenir avec moi pour au minimum une audition, puis Madame le Professeur de Médecine F. Ben., passionnée de musique et de chant, qui m’invite chez elle à Rabat (Maroc).

Je ne vais pas m’en plaindre, bien au contraire. Je suis fort heureux et flatté par ces deux invitations provenant de personnes de qualité, instruites au plus haut niveau, ce qui correspond très exactement à ce que je recherche et apprécie dans la vie.

Merci à elles, ainsi qu’aux deux nouvelles élèves, soprano et mezzo-soprano, qui viennent de me témoigner leur confiance et qui progressent d’ailleurs fort rapidement.

Très émouvant pour moi (le 21 mars 2014)

Dimanche dernier un appel téléphonique et cette semaine une lettre de la part d’une dame de 88 ans, Lucienne B. qui me dit, je cite :

J’ai pris, moi aussi, des cours de chant avec Maitre Guearti, rue de Soissons à Bordeaux. J’avais environ 18 ou 19 ans, en 1945, et ceci pendant environ 5 ans.

Par la suite je suis entré dans les choeurs de l’opéra de Bordeaux. Plusieurs années après j’ai du quitter le Gd-Théâtre à mon grand désespoir et à celui de quelques autres chanteurs, amis, notamment Pierre NOUGARO qui venait souvent à Bordeaux.

Aujourd’hui, pour mon seul plaisir et pour mon moral je chante encore, mais malgré une certaine puissance je ne suis pas contente de mon timbre. Il y a l’âge, bien sûr…

Plusieurs professeurs m’ont terriblement déçue, j’avais espoir de trouver un second Me Guearti.

Et vous, Mr Yaeche, vous donnez des cours de chant, mais vous êtes à Rouen !

Dès que possible je vous envoie une photo : ce ne sera pas une photo de l’époque car j’ai été cambriolée et tout à disparu, même celles de mes parents et tous mes bijoux…

En attendant de vos nouvelles je vous adresse toute ma sympathie”.

Mon commentaire : Combien d’élèves de notre Maestro sont encore en vie, en plus d’elle et moi ? C’est inattendu mais surtout très émouvant. Comme j’ai ses coordonnées j’irai lui rendre visite au mois de juillet. Nous nous sommes peut-être rencontrés car j’ai commencé les études de chant en 1950, son nom ne m’est pas inconnu !

Pierre NOUGARO était le père de Claude NOUGARO que tout le monde connait et apprécie. Au sortir du Théâtre, Pierre et Lucienne allaient souper au restaurant “Le Noailles” en face du Gd-Théâtre, très réputé dans Bordeaux.

Agée donc de 88 ans, mezzo-soprano, j’ajoute sa photo dans la liste des élèves de mon Maestro.

Merci Lucienne de m’avoir contacté.

Le 12 mars 2014

Ma politique de vouloir recruter des élèves motivés et que le travail ne rebute pas porte ses fruits.

Car 3 nouvelles élèves viennent de s’inscrire : deux mezzos et une soprano, cette dernière commençant dès demain jeudi 13 mars.

Bon courage à tous et toutes !

 

Edito du 6/3/14 : INADMISSIBLE, HONTEUX, SCANDALEUX, REPUGNANT !

Bonjour à tous,

J’ai beau en avoir l’habitude, cela me répugne et me met en colère à chaque fois qu’une histoire semblable m’est rapportée. Car ce n’est pas la première fois.

De quoi s’agit-il ? Eh bien, jugez par vous-même :

Je viens de recevoir, et je le répète les cas sont nombreux, un mail d’une jeune dame qui dit, je cite en résumant, ce qui suit :

“J’ai pris des cours  de chant avec une prof bien connue sur… (suit le nom de la ville..) :COLORATURE. J’ai eu du mal à mettre fin à ces cours, comme ses autres élèves d’ailleurs.

Puis j’ai beaucoup travaillé avec une autre… : NODULES !

J’ai bien sûr changé de prof : SOPRANO !

Puis encore un autre prof : “sûrement pas ALTO, peut-être MEZZO” !

Il faut faire un tri dans tout cela, que faire à ma place ?”

Donc pour résumer : COLORATURE devenue SOPRANO, maintenant peut-être ALTO ou bien MEZZO.

Et cerise sur le gâteau, si je puis dire : des NODULES sur les cordes vocales !!!

Cette histoire résume ce que cette jeune personne qualifie de “banale”, mais que moi je qualifierai en plus de profondément triste, lamentable, qui démontre l’incompétence totale de la plupart de celles et ceux qui se disent professeurs de chant.

A QUI LES JEUNES CONFIENT LEUR AVENIR VOCAL, voire leur avenir tout court !!

Il y aurait de quoi porter plainte pour tromperie ayant pour conséquence l’obligation de devoir abandonner une carrière vers laquelle on désirait se diriger.

Un larynx n’est pas fait de bois et de métal.

Somme toute fragile, il convient de le traiter avec le respect absolu des règles de la physiologie humaine. Encore faut-il les connaître !

Le 12 mars 2014 :  Je viens de recevoir un jeune homme de 22 ans pour une audition car il se plaint de troubles en chantant. Il a travaillé pendant 3 années dans une ville portuaire près de chez moi, à la fois au conservatoire de cette ville et en même temps avec un professeur en ville.

Dans le premier cas il était classé Basse, dans le second Baryton. Il forçait sa voix pour essayer d’obtenir l’ampleur correspondante à ces tessitures.

Au cours de son audition, je lui ai certifié qu’il était Ténor, timbre physiologiquement déterminé grâce à la méthode qui m’a été enseignée. Et sans erreur possible !

Mais comme je pense qu’il a réussi à attraper une laryngite chronique, je le lui ai dit,  je ne lui promettais rien quant à la réussite du travail qu’il désire entamer avec moi.

Une laryngoscopie est programmée et nous verrons bien.

Mais c’est encore un jeune qui va devoir abandonner son rêve !

Scandaleux !!!

MORALITE : il est indispensable de déterminer SANS ERREUR SVP, et dès le premier cours, le véritable timbre de voix de l’élève, puis ensuite rester dans sa tessiture !